Jonathan Brassard, lauréat du prix Jacques-Brossard 2016

Québec, 8 juin 2016. Jonathan Brassard remporte le prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique 2016 avec le roman intitulé Celui qui reste. Il gagne ainsi la bourse de 3000 $ qui accompagne le prix.

Un jury de cinq membres a choisi Jonathan Brassard parmi les 62 auteurs en lice. La compétition très relevée réunissait en effet des écrivains chevronnés, rompus aux littératures de l'imaginaire, des débutants dans le genre et d'anciens gagnants du Jacques-Brossard ou d'autres prix littéraires.

Dans Celui qui reste, un écrivain mène une enquête, vingt-cinq ans après les faits, sur ce que les médias de l'époque ont interprété comme un double suicide. Ou comme un meurtre suivi d'un suicide. Deux hommes de Saint-Sieur-des-Quatre-Cascades, un petit village de l'arrière-pays rimouskois, ont enjambé le pont de la rivière Rimouski pour aller s'écraser quarante mètres plus bas. Mais il y a toujours plus derrière la réalité que ce qu'en rapportent les actualités. Le narrateur, originaire de la région mais désormais expatrié à Montréal, revient sur les lieux pour découvrir les secrets que les villageois ont occultés.

Paru aux éditions Tête première, le récit universel et profondément humain de Jonathan Brassard plonge ses racines loin dans le terroir tout en explorant de façon novatrice le thème de la confrontation entre l’être humain et l’Autre, mystérieux donc monstrueux. Avec son fantastique ancré dans le réel, cette fable philosophique, qui développe magnifiquement la relation père-fils, aborde des préoccupations contemporaines comme l’intimidation, la différence et l’altérité qu’elle superpose à d’autres, plus classiques, comme la filiation, l’héritage, la vengeance et l’omerta dans les communautés fermées. Le jury a été impressionné par l’habile structure du roman où s’instaure un dialogue entre la ville et le village, par les dialogues dynamiques et naturels ainsi que par la narration fluide qui saisit le lecteur et l’empêche de déposer le livre avant d’en avoir tourné la dernière page.