Vous voici sur le point de franchir la frontière d’un territoire qui n’a pas fini de livrer ses richesses insoupçonnées, le continent de la science-fiction et du fantastique québécois. Ce continent a ses institutions, ses maîtres, ses moyens de communication, ses foyers d’animation et ses lecteurs, nombreux. Ce site présente l’une de ses institutions, le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, la distinction la plus recherchée par ceux qui ont choisi d’explorer cette terra incognita.

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Actualités: Félicitations aux lauréats de 2007!

 

Sylvain Hotte, lauréat du Prix jeunesse de science-fiction et de fantastique québécois pour La fée du lac Baïkal, premier tome de la série Darhan (Les Intouchables).

 

CLAUDE BOLDUC, LAURÉAT DU GRAND PRIX DE LA SCIENCE-FICTION ET DU FANTASTIQUE QUÉBÉCOIS

Montréal, 29 avril 2007. Le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois a été décerné aujourd’hui à Claude Bolduc pour les nouvelles fantastiques rassemblées dans son recueil Histoire d’un soir et autres épouvantes (Éditions Vents d’Ouest) et pour trois autres qui ont été publiées dans la revue Solaris (Le masque et Regarde-moi) et le fanzine Horrifique (Lendemain de veille). La remise du prix a eu lieu à la fin du congrès Boréal qui a réuni pendant trois jours les amateurs de science-fiction, de fantastique et de fantasy à l’Université Concordia. C’est la première fois que Claude Bolduc remporte ce prix qui souligne la qualité de l’ensemble de la production d’un écrivain au cours de l’année précédente. La corporation responsable du prix a annoncé que celui-ci s’appellerait désormais prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique.

Le jury a relevé dans la production de Claude Bolduc en 2006 une riche variété de styles et de thèmes et une grande habileté à créer des ambiances fortes et étouffantes sans verser dans le gore. C’est aussi la fidélité qui est récompensée par le choix du jury : fidélité à un genre, le fantastique, que Claude Bolduc pratique depuis 1989, fidélité à une forme narrative, la nouvelle, à laquelle le lauréat est identifié depuis ses débuts, ayant signé plus de 70 nouvelles à ce jour. Car hormis six romans pour jeunes, Claude Bolduc écrit essentiellement des nouvelles qui ont été publiées dans des périodiques au Québec, mais aussi dans bon nombre de revues spécialisées et anthologies en Europe, particulièrement en Belgique.

L’œuvre de Claude Bolduc se caractérise par une affection pour les paumés, les laissés-pour-compte de la vie qui voient soudain une possibilité d’échapper à leur condition d’éternels perdants. Mais, bien souvent, ce destin qui semble tourner en leur faveur n’est qu’un leurre. Voilà des nouvelles où la violence, la cruauté et la perversité s’expriment librement. Pourtant, il y a dans la narration une certaine bonhomie, un ton légèrement goguenard ou décalé qui fait en sorte que le lecteur s’attache aux antihéros naïfs de Bolduc.

Dans la foisonnante production de 2006, les membres du jury ont aussi remarqué celle d’Élisabeth Vonarburg et de Michel Tremblay, les deux autres finalistes du Grand Prix. Élisabeth Vonarburg a publié Le dragon fou et La princesse de vengeance (Alire), tomes 3 et 4 de sa grande fresque de fantasy Reine de mémoire. De son côté, Michel Tremblay, avec son roman Le trou dans le mur (Leméac), effectue un retour au fantastique par l’entremise du personnage de François Laplante, déjà présent dans La cité dans l’œuf, son deuxième livre paru en 1969.

Le jury de cette année, composé de cinq personnes, comprenait Robin Aubert, comédien et réalisateur du film Saints-Martyrs-des-Damnés, Marie-Dominique Bergeron, libraire, Jarrett Mann, directeur du festival SPASM spécialisé dans les courts métrages de genres, Mathieu Fortin, professeur, écrivain et fondateur du fanzine Brins d’éternité, et Richard Blanchette, écrivain et conseiller scientifique au Conseil de la science et de la technologie.